Vœux du maire d'Alizay 2023
vendredi 20 janvier 2023
I/ Remerciements Mesdames et Messieurs, Janvier 2020. Janvier 2023. Nous sommes donc restés trois ans sans pouvoir nous réunir pour célébrer ainsi la nouvelle année, et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça nous avait drôlement manqué ! Merci à toutes et tous d'être là et de renouer avec cette tradition citoyenne et républicaine. Avec cette crise sanitaire, il nous aura fallu faire preuve de patience, mais aussi d'ingéniosité afin de poursuivre le service à la population que nous vous devons quoi qu'il arrive. À ce titre, je veux devant vous ce soir, saluer et remercier chaleureusement les élus municipaux pour lesquels j'ai un profond respect et une amitié sans faille : Véronique, Martine, Estelle, Delphine, Emma, Céline, Priscilia, Sophie, Françoise, Yves, Zahir, Gaëtan, Jean-Claude, Michaël, Jean-Luc, Pascal, Patrice et Antoine ! Je salue et remercie également l'ensemble de nos agents pour leur investissement constant, par temps calme comme par tempête. Ils sont là, sur le pont, nos services techniques, ceux des espaces verts, nos agents de maternelle, le personnel d'entretien, de restauration et tous ceux en charge de l'administratif ! II/ Vœux Il s'en est passé des choses pendant ses trois années. Mais avant d'en parler ensemble, permettez-moi de vous souhaiter, à vous tous ici présents, une belle et heureuse année 2023. Qu'elle soit, pour vous et vos proches, source de bonheur, de santé, de prospérité, de réussite, de découverte et de rencontres. Que cette année soit aussi celle qui laissera vivre pleinement vos rêves, des rêves suffisamment grands pour ne jamais les perdre de vue. Car oui, rêver, c'est sublimer notre avenir en se fixant de nouveaux objectifs pour que la vie soit meilleure. Et dans la vie publique, la part de rêve doit impérativement trouver sa traduction dans le réel, se concrétiser du côté de l'intérêt général. Elle impose donc sérieux, rigueur, suivi en conscience de la vie politique nationale, territoriale et locale. Laissez-moi vous en dire quelques mots. III/ Politique internationale Mesdames et Messieurs, au plan national, notre capacité commune à plus ou moins bien vivre, dépend essentiellement de grands choix stratégiques décidés par le Président de la République et mis en application par les gouvernements successifs. Notre existence est aussi régie par les questions internationales et géopolitiques. A ce titre, la guerre déclenchée par Poutine contre l'Ukraine est insupportable et intolérable. Aucun chef d'État n'a le droit, ni le pouvoir de remettre en cause la souveraineté d'un peuple, d'une nation. C'est pour cela qu'il devra sans doute rendre des comptes un jour devant la Cour pénale internationale pour tous ses crimes de guerre. Cette agression d'un membre permanent de l'ONU contre un état souverain européen, aura permis de rappeler notre capacité de mobilisation. En moins de 5 mois, la France a accueilli 100.000 réfugiés ukrainiens. Un peu partout, on a vu surgir des initiatives pour porter secours à ce peuple en détresse. Ici même à Alizay, quelques jours seulement après l'invasion russe, un premier véhicule de l’association "Rêve ta terre" partait pour la Pologne avec les dons des habitants. Juste après, un autre transport de produits et de denrées était acheminé à l'initiative de la mairie d'Alizay. Je n'oublie pas le convoi de 27 camions à destination de la Roumanie, parti d'Evreux avec à son bord ma collègue et amie Maryannick DESHAYES, conseillère départementale du Canton de Pont-de-l'Arche, qui n'a pas hésité une seconde à se lancer dans ce périple de 2500 km. Du Yémen à l'Ukraine, de l'Éthiopie à la Birmanie, du Burkina-Faso à la Syrie, en passant par l'Iran ou l'Afghanistan, il est urgent que les armes se taisent, que toutes les répressions cessent, que les destructions, les violences et le chaos s'arrêtent. Car au-delà de ces conflits armés ou de tous ces droits piétinés, nous savons tous que nous allons vers des crispations inédites du fait des tensions internationales pour le contrôle de l'énergie et de l'eau. Il faudra tout le génie humain pour qu'advienne un monde d'où disparaîtront tôt ou tard le pétrole, le gaz et le charbon. Le dérèglement de notre climat va rendre des territoires inhabitables, jetant sur les routes des millions de réfugiés climatiques. De plus en plus, se posera la question de l'accès à l'eau et à la nourriture dans un monde de 8 milliards d'habitants. Or la conflictualisation des relations internationales est une véritable poudrière sur laquelle sont assis les peuples, et en particulier les femmes et les jeunes qui sont toujours les premières victimes de ces guerres. Alors, pour cette année 2023, formons le vœu collégial de la paix partout et sans condition ! Nous avons ce soir l'honneur et la chance d'avoir avec nous Monsieur Otto Vaillant Frias, ambassadeur de Cuba. Le peuple cubain sait de quoi je parle, lorsque j'évoque l'injustice liée aux tensions internationales. Ce pays d'Amérique latine, grand par son courage, innovant par son action, singulier par sa culture, est la victime d'un embargo états-unien depuis 1962. 60 ans d'un blocus dont le peuple pâtit en faisant face à d'innombrables difficultés et défis. Avec l'association "Alizay sans frontières", nous réitérons notre soutien indéfectible à tous les peuples en général et à ce peuple, en particulier, si fier et courageux. Face à ces mesures archaïques et inhumaines, nous demandons instamment à ce que cet embargo interminable et injustifié soit enfin levé. IV/ Politique nationale Au niveau national, la France vit une période extrêmement difficile. Vous me direz, "on dit ça tous les ans". Certes, mais là, franchement, on bat des records. La crise sanitaire, a été le révélateur de nos nombreuses et profondes failles : manque d'anticipation, pénurie de masques, monde médical épuisé et anxieux pour l'avenir, lits d'hôpitaux manquants après qu'on en a fermé plus de 21000 en 5 ans ! J'entends le pouvoir en place dire que l'hôpital a tenu bon. Ah, bon ? C'est quoi alors "tenir bon" ? Fermer 120 services d'urgences ou en limiter fortement l'accès comme au printemps dernier ? C'est laisser des malades pendant des heures et des heures, seuls sur des brancards ? C'est même, parfois, laisser mourir des patients faute de soins ? C'est voir le personnel éreinté préférer partir ailleurs ? Et dire qu'en l'an 2000, l'OMS estimait que la France offrait "les meilleurs soins de santé généraux". Les journaux titraient même sur la France numéro un mondial de la santé ! A l'École, dans les hôpitaux, dans nos tribunaux, mais aussi dans nos gares et nos bureaux de Poste, ces décennies de politique libérale ont privé les Français de ce bien commun que sont les services publics. Des années à laisser partir le savoir-faire de nombreux processus de fabrication, à assécher les finances publiques, à maltraiter les plus pauvres d'entre nous, tout en régalant les plus riches de ce pays qui ne l'ont jamais été autant... Bref, cette séquence politique participe plus à opposer les Français qu'à les réunir, et c'est bien ça le problème. D'ailleurs, les élections législatives dernière ont été le révélateur de cette situation. Or, Emmanuel Macron, à la tête d'une majorité plus que relative, continue tout de même à décider seul à grand coup de 49.3. Ce mépris du peuple, de l'opposition, des organisations syndicales et des corps intermédiaires est intolérable. Il précipite bon nombre de nos concitoyens dans les méandres de la grande pauvreté. Il les décourage au pont de ne plus voter. L'inflation galope et particulièrement sur l'énergie et les produits de première nécessité. La volonté du président de morceler l'entreprise EDF pour mieux la dépecer - Monsieur le député en parlera peut-être tout à l'heure - la fin des tarifs réglementés du gaz, les attaques incessantes contre les services publics et dernièrement, la contre-réforme des retraites fixant l'âge de départ à 64 ans pour 43 annuités travaillées... toutes ces attaques en règle ne pourront pas faire tenir longtemps notre pays, déjà si morcelé, si nous ne travaillons pas à inventer d'autres solutions plus démocratiques et plus en adéquation avec l'urgence du moment. D'ailleurs, ce projet de retraites, c'est quoi au juste ? C'est une réforme qui va encore – comme en 2003, en 2010 ou en 2014 - stigmatiser les travailleurs pauvres, alors que 25 % d'entre eux meurent avant 62 ans. Le conseil d'orientation des retraites parle d'un système à l'équilibre, même s'il sera légèrement déficitaire jusqu'en 2031. Mesdames, messieurs, nous avons besoin d'une réforme des retraites, mais pas celle-là. Pour rétablir de la justice, il faut revenir à la retraite à 60 ans après 40 ans de travail. Et pour la financer il faut attaquer de front la spéculation, en faisant contribuer les revenus financiers, en augmentant progressivement les cotisations patronales, et en mettant en place pour de vrai, l'égalité salariale "homme-femme" qui règlerait d'un coup bien des problèmes de financement en apportant à elle seule 5,5 milliards d’euros de cotisations ! Il est d'ailleurs essentiel que tous les salariés de ce pays obtiennent davantage de droits pour imposer dans les entreprises la priorité aux salaires et à l'emploi et non à la spéculation. Qui pourra faire croire qu'on règle un problème de financement sans aller voir où est l'argent ? A qui va-t-on faire croire qu'un problème budgétaire va se régler en refusant toute contribution des plus riches ? Cette réforme qui repousse l'âge légal de départ à la retraite, ce ne sont pas seulement deux ans de plus au travail ou, plus vraisemblablement, au chômage. Non, ces deux années en plus, ce sont deux années en moins. Deux années en moins pour profiter des siens, les deux meilleures années de retraite pour bouger, rencontrer, s'engager et si souvent aider. En 2019, la France comptait près d’un tiers de seniors bénévoles. Ces retraités soutiennent souvent leurs propres enfants pour la garde des petits. Plus des 2/3 des enfants vont ainsi régulièrement chez papi et mamie pour soulager leurs parents ! Sur une année, c'est presque autant d'heures que les assistantes maternelles ! Eh bien voilà, Mesdames, Messieurs, ce que veut cette réforme. C'est faire cadeau de nos vies pour protéger des profits ! Des profits colossaux dus à des bénéfices records et des salaires indécents dans les hautes sphères. Bernard Arnault, l'homme le plus riche du monde, à la tête de LVMH, a vu sa fortune doubler depuis le début de la pandémie du Covid-19, pour atteindre 184 milliards d'euros ! Décidément, la crise n'est pas pour tout le monde ! Et dire qu'une taxe de 2% sur la fortune des milliardaires français résorberait le déficit annuel des caisses de retraite. En attendant, on continuera à voir s'afficher des records de bénéfices, des records du CAC40, des records de salaire des grands patrons, comme si tout cet argent s'était fait tout seul, sans personne avec qui le partager ! 2023 sera donc une année de lutte à tous les étages de la vie, pour la défense de nos droits, et pour une vie digne qu'on soit jeunes, actifs ou bien retraités. Car à chaque étape de notre existence, des progrès considérables sont envisageables : pour soutenir nos maternités, pour mieux accompagner les trois premières années de la vie, pour donner la priorité à l'éducation et à la formation, pour améliorer les conditions de travail, d'insertion et étendre les droits des travailleurs, et donc, pour protéger nos retraites et davantage accompagner le grand âge et la fin de vie, sans oublier les situations de handicap encore si douloureuses. Mais 2023 sera aussi une année de lutte contre le dérèglement climatique. L'instabilité du climat, annoncée et observée depuis des décennies, se manifeste désormais sous des formes de plus en plus violentes et répétées, même ici sous des climats tempérés : incendies, canicules, sécheresse, pénurie d'eau potable, assèchement des nappes phréatiques, perte de récoltes mais aussi inondations, glissements de terrain, tempêtes, vagues soudaines de froid et tornades, comme à Criquebeuf-sur-Seine le 4 juin dernier. Puisqu'il nous faudra moins polluer et sortir progressivement des énergies fossiles, espérons que cette nouvelle année soit celle de l'abandon pur et simple d'un projet destructeur de vie, d'un projet du siècle dernier, générateur de pollutions plurielles : je veux bien entendu parler du pseudo contournement est de Rouen. Avec l'association non à l'autoroute, le collectif A133-A134, avec la grande majorité des habitants de notre territoire, avec de nombreux élus et partis politiques, nous continuerons de nous battre contre ce projet archaïque du tout goudron, du tout camion, du tout pollution directement pour nos poumons. Combattre, c'est aussi proposer. Et pour cela, nous portons des solutions alternatives capables d'apporter un soutien actif au développement économique, tout en étant exemplaire à l'échelle environnementale. Je pense aux transports en commun qui manquent cruellement sur la rive nord de la Seine, je pense à la création de quais fluviaux, et notamment à celui qui va bientôt voir le jour sur notre commune, je pense au fret et au rail en général, je pense aux mobilités alternatives sécurisées qui devraient arborer nos voies départementales. Permettez-moi d'ailleurs de vous annoncer une très bonne nouvelle : le nombre de trains s'arrêtant en gare de Pont de l’Arche-Alizay va prochainement passer de 4 à 12 ! Le résultat du combat mené par le collectif "Ma gare, j'y tiens" que nous avons toujours soutenu. Mieux bouger c'est aussi savoir limiter nos déplacements en repensant le temps de travail, les possibilités de télétravail, en luttant contre la spéculation financière sur l'immobilier qui pousse les salariés à s'installer toujours plus loin de leur lieu de travail. C'est un combat utile, un combat que je partage avec Maryannick DESHAYES élue avec moi en juin 2021, ce dont nous vous remercions à nouveau très chaleureusement. D'ailleurs, parlons-en, justement, du Département. V/ Politique départementale Ça ne vous aura pas échappé, le Département de l'Eure est actuellement géré par une équipe inscrite clairement aux côtés d'Emmanuel Macron. D'ailleurs, jusqu'à peu, le président du Conseil départemental – par une étrange dérogation - n'était autre qu'un de ses ministres, Sébastien LECORNU. On a beau se retrouver à Evreux, c'est tout de même une auberge espagnole, entre les déchus du PS et les losers de LR. Ce n'est donc pas un scoop, avec Maryannick DESHAYES, nous ne faisons pas parti de cette famille recomposée aux nombreuses pièces rapportées. Mais rassurez-vous, nous savons rester courtois, respectueux de chacun. Comme le disait Jean Renoir : "Ce qui est terrible sur cette terre, c'est que tout le monde a ses raisons". Voilà pourquoi, personnellement, je préférerai toujours m'attaquer aux systèmes plutôt qu'aux individus, d'autant plus que nos adversaires politiques sont aussi des partenaires institutionnels avec lesquels il faut savoir travailler. Nous nous inscrivons donc dans l'histoire de la gauche, d'une vraie gauche de conquête sociale, d'une gauche portant haut l'écologie, très attachée au progrès et engagée, par notre travail, auprès de tous les habitants du canton de Pont-de-l'Arche. Cela étant, il n'est pas question pour nous d'être relégués à un statut de simples opposants. Nous avons été élus sur la base d'un programme que nous avons élaboré avec vous, c'était d'ailleurs l'originalité de cette campagne. Et notre travail d'aujourd'hui, c'est d'être une force de proposition suffisamment convaincante pour réussir à faire voter ce que nous croyons bon pour l'intérêt général. En un an et demi de mandat, nous avons déjà un bilan que nous sommes allés vous présenter partout sur le canton sous le format participatif de rencontres publiques. Cette "tournée d'automne" a permis, en huit réunions, d'aller à la rencontre des habitants et des élus des 20 communes du Canton. C'était un engagement de notre campagne. L'expérience a été si enrichissante que nous comptons bien revenir vous voir ainsi tous les ans. Dans le cadre de notre travail, nous savons prendre des initiatives comme pour la création d'une commission transpartisane sur la question de la désertification médicale. Pourquoi ? Car le département de l'Eure est le dernier des 96 départements métropolitains sur cette question. Il était donc nécessaire d'organiser plus de 70 auditions allant de l'agence régionale de la santé au doyen de la faculté de médecine, en passant par des syndicats de médecins ou collectivités départementales ayant parié sur le salariat de médecins, des spécialistes du médicobus ou des cabines de télémédecine. Ainsi, tout est débattu et concerté afin d'endiguer cette plaie de l'abandon médical. Je sais aussi qu'une quarantaine de parlementaires – parmi lesquels mon ami Sébastien Jumel député de Seine Maritime et Philippe Brun à nos côtés ce soir - ont déposé une proposition de loi centrée sur la régulation des médecins. C'est une bonne chose car sur cette question, comme sur toutes les autres, il ne faut pas opposer les initiatives ni les actions, mais travailler ensemble pour être le plus efficace, le plus efficient possible. Nous avons donc réussi à arracher un budget de 12 millions sur 6 ans pour cela et nous en sommes fiers. Ce n'est effectivement pas assez pour régler la pénurie mais c'est déjà un bon début pour amorcer des réponses localement. Mesdames et Messieurs, avec Maryannick, nous avons bien mesuré l'ampleur et l'importance de notre fonction. En quelques mois, nous avons rencontré des centaines de personnes, contribué à l'attribution d'aides d'urgence exceptionnelles. Nous répondons à toutes les sollicitations, qu'il s'agisse de défendre le projet d'une commune ou d'aider des particuliers dans leurs difficultés et démarches pour trouver un emploi, un logement, une place en EHPAD, du matériel adapté à un handicap. Au quotidien, nous veillons à conserver une bonne réactivité et une bonne interaction avec les habitants. Nous formulons régulièrement des propositions dans les commissions départementales. Notre participation, ce sont aussi les Assises de la solidarité ou encore, des actes politiques forts avec la défense de nos valeurs à chaque séance plénière où nous ne manquons pas d'intervenir, un jour pour les assistants familiaux, un autre en faveur de l'association sur les cancers pédiatriques, dans le respect des institutions et de nos engagements vis-à-vis des électrices et des électeurs. Aussi, nous sommes très fiers d'avoir réussi à faire changer d'avis, la majorité départementale sur la question de la carte scolaire. Rappelez-vous, voilà quelques années, Sébastien LECORNU avait décidé de fermer le collège Pierre Mendès-France de Val-de-Reuil et ainsi redéfini à l'échelle départementale, une carte scolaire qui posait beaucoup de problèmes de cohérence sur notre canton. Nous sommes donc heureux que notre travail ait payé jusqu'à faire reculer la majorité départementale pour permettre, depuis la rentrée dernière, aux élèves de Criquebeuf et des Damps de réintégrer, le collège Hyacinthe Langlois de Pont-de-l'Arche, établissement devant lequel ils passaient deux fois par jour sans avoir droit d'y entrer ! Un collège qui fait peau neuve puisqu'un nouvel établissement sera normalement livré dès février prochain. VI/ Politique municipale Mes chers amis, permettez-moi, à présent de m'adresser tout particulièrement aux Alizéennes et aux Alizéens même si, je le crois, cela peut toutes et tous vous intéresser. Notre village, même en période de crise, continue de maintenir le cap de sa vocation sociale, de la dynamique économique et de l'exigence environnementale. Malgré le désengagement régulier de l'État et des baisses constantes de dotations, nous réussissons toujours à construire des budgets de combat pour mieux répondre à vos besoins. Ainsi, nous accompagnons les habitantes et les habitants que la vie malmène grâce à un CCAS offensif, grâce à une Maison des solidarités associative très efficace avec des bénévoles toujours présents que je salue chaleureusement. L'accompagnement vaut aussi pour nos jeunes, dans leurs projets, leurs envies, leur orientation professionnelle. Nous agissons de même, en partenariat avec l'équipe pédagogique du collège de Pont-de-l'Arche, quand une sanction doit être mise en place. Celle-ci est désormais travaillée avec les enseignantes et les enseignants pour être nécessairement pédagogique, éducative. L'accompagnement, c'est encore la mise en place du permis de conduire solidaire, donnant la possibilité à des familles en grandes difficultés de voir leurs enfants passer le permis de conduire, outil incontournable pour vivre et travailler. C'est aussi la raison pour laquelle nous accompagnons nos adolescents dans le cadre de la mise en place de projets humanitaires et humanistes. À ce titre, permettez-moi de mettre à l'honneur de jeunes Alizéens engagés dans la vie publique à travers la vie associative. Je veux parler d'Isaline, Celia, Enzo, Adel et Arnaud qui viennent – du haut de leurs 15 ans - de créer une association d'écologie participative. Ils viendront régulièrement à la rencontre de nos aînés et des personnes en difficulté afin de collecter le verre à recycler à Alizay. Ce type d'initiative est bien sûr soutenu par la municipalité au travers, notamment, du financement d'un vélo cargo électrique qui servira, entre autres, à ce nouveau service dans la commune. Dès ce soir, ici à la salle des fêtes, vous pouvez vous inscrire puisque les jeunes vous accueillent dans le hall. Et comme ils viendront ramasser votre verre, n'hésitez pas à aller à leur rencontre pour briser la glace ! A ce propos, je suis également heureux de vous annoncer un partenariat avec la CARSAT, la Caisse d'assurance retraite, pour organiser un midi tous les 15 jours à la restauration scolaire un repas qui réunira des élèves de l'école et des retraités d'Alizay volontaires pour jouer, discuter ou même partager jeux et activités ludiques. En principe, amis retraités, vous avez tous dû recevoir un courrier individuel. Vous pouvez vous inscrire dès ce soir dans le hall ou bien à la mairie, en venant, en nous écrivant ou en téléphonant. Notez bien le premier repas intergénérationnel avec des CM1/CM2 le jeudi 2 mars 2023 à 12h30 à la restauration scolaire. Notre volonté de faire vivre en actes la fraternité et la démocratie participative est au cœur du travail mis en place à travers le dispositif "Dessinons l'Alizay de demain", autour des valeurs qui nous sont chères, et pour lesquelles vous nous avez élus. Nous souhaitons associer tous les volontaires pour définir ensemble les grands projets de demain qu'il s'agisse d'éducation, d'aménagement du territoire, de politique sociale, de mobilité, de culture, de sport, de la place de la jeunesse, du troisième, et du quatrième âge, rien ne peut ni ne doit se faire sans vous. D'ores et déjà des rencontres ont eu lieu et cinq thématiques ont été choisies : le bien-être des jeunes, la lutte contre les exclusions et les discriminations, la réalisation d'un parcours éducatif de qualité, la participation et l'engagement de chaque jeune dans la vie de la cité, le partenariat avec l'Unicef pour la promotion de la convention internationale des droits de l'enfant. Dans ce cadre, dès le 27 janvier, nous organisons une première soirée ouverte à tous autour de la question du handicap, et plus particulièrement de l'autisme. C'est aussi via ce dispositif que nous travaillons à un partenariat avec la Fédération Sportive et Gymnique du Travail, pour développer la pratique du sport en famille. Dans le même esprit, nous organiserons une grande journée du sport pour toutes et tous le dimanche 25 juin 2023, en partenariat avec le Comité départemental Olympique et Sportif avec lequel nous travaillons sur la thématique "Sport & handicap". C'est aussi dans cette démarche de solidarité que nous souhaitons rendre hommage et soutenir nos aînés dans la vie de tous les jours. Depuis quelques années, nous évoquons ensemble la réalisation de logements dédiés aux personnes âgées indépendantes. Vous connaissez les temporalités assez longues qui séparent l'idée d'un projet de sa concrétisation effective. Elles sont évidemment liées à plusieurs facteurs dont la recherche de subventions. Ce que je peux vous annoncer ce soir c'est que des travaux commenceront fin 2023 / début 2024 pour créer un nouvel espace de vie sur le terrain actuellement en jachère situé entre le gymnase et notre regroupement commercial. Ce sont 4 hectares et demi où cohabiteront 19 maisons adaptées pour nos aînés, un équipement collectif intergénérationnel, un espace dédié à notre kinésithérapeute - bien trop à l'étroit où il est actuellement - un écrin naturel, comprenant une micro forêt, une zone éducative d'agriculture paysanne, une aire de jeux et des chemins réservés à la balade. Mes chers amis, ce projet global sera également innovant s'agissant du chauffage fourni grâce à une chaudière bois qui distribuera l'énergie aux 19 logements, mais aussi au gymnase, aux services techniques, à l'école, au Monde des couleurs ainsi qu'à la restauration scolaire. Il faut dire qu'à Alizay, l'engagement pour l'environnement n'est pas cosmétique. Notre village a obtenu la labellisation "3 fleurs" des villes et villages fleuris. L'Agence normande de Biodiversité et de Développement durable nous a également accordé la reconnaissance de "Territoire engagé pour la nature". Je rappelle au passage qu'Alizay, cette année encore, a été classé à la première place départementale des villages où il fait bon vivre. Je veux également vous dire qu'en tant que Conseillers départementaux, avec Maryannick DESHAYES, nous avons demandé au président du département que l'Eure devienne un territoire-pilote sur la question du Grand âge. Nous avons la conviction qu'il est possible de faire beaucoup mieux lorsqu'on aborde la question du vieillissement et de la fin de vie. Certes, les EHPAD apportent un réel service à nos anciens, mais ils sont saturés et davantage efficaces en zone périurbaine. Dès lors, la question que nous posons est la suivante : est-il possible d'envisager, dans la ruralité, des structures d'accueil médicalisées permettant aux bénéficiaires de vieillir le mieux possible, auprès de leur famille et dans leur cadre de vie ? Nous avons l'intime conviction que c'est possible et finançable. En tant que maire, je souhaite donc qu'Alizay puisse mettre en place ce service ouvert aux habitants de la rive nord de la Seine. Mais pour cela nous avons besoin de l'engagement de l'État et du Département. S'agissant de notre commune, nous aurons l'occasion d'en discuter ensemble lors d'une réunion publique sur le budget communal qui aura lieu courant février. À côté de cet aménagement totalement inédit au cœur du village, deux autres projets vont également sortir de terre. Avec nos partenaires, la Siloge et Habitat coopératif, il sera question de logements locatifs, situés derrière notre maison d'assistante maternelle, mais également d'accession sociale à la propriété. Bien sûr, ce nouveau lieu de vie sera traité de manière à ce que les vélos et les piétons soient prioritaires. Je remercie donc chaleureusement nos deux partenaires pour le travail constructif que nous pouvons faire ensemble. Je rappelle également que ces grands projets structurants, innovants et écologiques viennent renforcer notre restauration scolaire, remunicipalisée voilà quelques années, et qui propose aujourd'hui des repas variés et équilibrés à nos jeunes écoliers et aux enfants du centre de loisirs. Dans la réalisation des menus, nous sommes désormais à 70 % de bio, avec un objectif de 100 % dans les mois et les années qui viennent. Afin de développer la souveraineté alimentaire, nous travaillons également à l'idée d'un partenariat avec un maraîcher qui aurait alors la responsabilité de cultiver plus d'un hectare de légumes envoyés ensuite à l'espace alimentaire municipal. Notre volonté de protéger notre environnement ne date pas d'hier, mais la crise énergétique nous a forcés à accélérer les choses. La hausse des coûts de l'énergie a fait bondir notre budget réservé à l'électricité de 300.000 €. Nous nous devions donc d'agir. Après avoir pris soin de changer en partie, l'éclairage public, nous avons décidé d'éteindre l'éclairage de 23h à 5h du matin. Dès lors, un diagnostic technique de faisabilité a été élaboré montrant que la plupart des systèmes de commande sont pilotés via un interrupteur crépusculaire et non une horloge. De ce fait une mise à niveau des boitiers est nécessaire ce qui retarde la mise en application de ce choix municipal. En attendant, l'éclairage led parera la rue de la Garenne, la rue des Glycines, la rue de la gare, la rue du Bosc, le lotissement Nelson Mandela, le quartier du Clos des vignes, le parking du gymnase et celui de la salle des fêtes. L'écologie alizéenne c'est aussi porter une attention particulière à notre étang qui a été sécurisé voilà deux années. Récemment, les sentes piétonnes ont été compactées et les panneaux pédagogiques changés. Nous réfléchissons désormais à la végétalisation des berges, à la mise en place de zones de détente ou encore à l'intégration de plantes aquatiques. Dans le même esprit, sachez que nous allons développer la pratique de l'éco-pâturage, un accord ayant été trouvé avec une productrice de fromages de chèvre pour que son troupeau assure l'entretien de certains de nos terrains. Avec l'équipe des espaces verts, nous avons aussi renouvelé tous nos massifs de fleurs rue du 8 Mai, rue des Forières, rue des Sablons pour un montant de 40.000 €. Vous le voyez, Mesdames et messieurs, ces derniers mois ont été riches en actions et projets. Il en sera encore de même tout au long de l'année 2023. Concernant la sécurisation des routes, nous avons fait le choix de mettre la rue du Solitaire en sens unique, évitant ainsi les nombreux risques d'accidents. Il en sera de même pour la rue du 11 Novembre qui a également vu ses trottoirs élargis à la faveur de nos amis marcheurs. Nous réfléchissons aussi à porter la rue de la Garenne en sens unique car un certain nombre de riverains nous ont alertés sur les vitesses excessives, les accrochages et les problèmes de stationnement. Nous avons également sécurisé les abords de la vie scolaire par l'intégration de "dépose-minute" et par l'obligation de se garer sur le parking du gymnase. Dans la centralité du village, près du regroupement de commerces, nous avons réalisé un jardin d'enfants, sécurisé et remplacé les pare-soleil de notre bibliothèque-médiathèque. Notre belle mairie a aussi bénéficié d'un réaménagement avec la réalisation d'un nouvel accueil plus fonctionnel, plus spacieux, et plus convivial, grâce à notre architecte locale, Madame TALBOT, que je remercie pour son professionnalisme et son accompagnement précieux. L'ancienne restauration scolaire est désormais dédiée au centre de loisirs géré par l'agglomération Seine-Eure. Il sera bientôt lui aussi l'objet de travaux importants pour accueillir nos jeunes dans un lieu plus adapté et plus fonctionnel. Les travaux vont d'ailleurs commencer dans les jours qui viennent pour un montant de 608.000 € hors taxes. Cet investissement comprend l'agrandissement, la rénovation intérieure, la construction d'un dortoir et d'une nouvelle infirmerie et tout le réaménagement qui s'en suit. L'école Jean Ferrat, située juste à côté, a, elle aussi, été rénovée en lien avec nos enseignantes, que je salue pour leur investissement et leur engagement admirable. Nous avons donc refait la classe de grande section de maternelle, l'étanchéité des toitures terrasses et changé le mobilier scolaire. Un nouveau travail vient de démarrer - associant l'équipe pédagogique et Maxime SAÏSSE, l'architecte qui nous accompagne – autour de la végétalisation de la cour de l'école. Comme vous le voyez, notre démarche municipale d'éducation populaire évoquée précédemment ne pourrait pas se faire sans nos enseignantes, et je vous demande de les applaudir chaleureusement. Nos amis sportifs ont retenu également toute notre attention et c'est pour cela qu'un nouveau terrain annexe est sorti de terre et que l'électrification du local d'athlétisme a été faite. La commune vient d'obtenir la labellisation "terre de Jeux" pour changer votre quotidien grâce à la pratique sportive et permettre à chacun de vivre l’aventure olympique et paralympique dès maintenant, avec même la volonté d'accueillir des athlètes qualifiés aux J.O. Sur cette dynamique, il faut noter la constitution d'un nouveau bureau de l'OMSA emmené désormais par notre ami - et champion - Philippe LELEU. Vous avez peut-être également suivi les nombreux épisodes des fuites sur la toiture du gymnase Jean-Pierre Guerre. De procédures en procédures, d'avocats en avocats, ce fut un trop long feuilleton au désavantage de la commune et de nos amis sportifs. Il était pourtant nécessaire d'agir sans attendre. Même si nous poursuivons le procès en cours, je vous annonce que les travaux seront pris en charge dès cette année pour un montant de 250.000 €. Il a aussi été question en 2022 de la rénovation du vitrage de la Maison du Temps libre et de celle de notre Mémorial pour la paix en lien direct avec son créateur de renommée mondiale, Monsieur Georges SAULTERRE que je salue. Notre responsabilité d'élus, c'est aussi d'entretenir le patrimoine historique de la commune et notamment son église qui verra sa structure extérieure réhabilitée dès cette année pour un montant de 60.000 €, subventionné par l'État à hauteur de 40 %. Mes chers amis, pour conclure, je veux devant vous remercier également les forces vives de notre village, et notamment nos entrepreneurs, qui participent eux aussi à la dynamique de notre territoire, remercier aussi chaleureusement nos gendarmes toujours présents et nos pompiers qui, en permanence répondent à nos sollicitations, et qui ont su de manière très professionnelle circonscrire le feu de forêt survenu rue du Solitaire fin août. Je tiens aussi, au nom de tout le conseil municipal, à remercier nos amis bénévoles, très nombreux sur la commune et qui œuvrent sans compter pour donner à rêver, à s'amuser, à vivre des événements en famille sur la commune. Je n'oublie pas notre comité des fêtes qui ne cesse de multiplier les initiatives pour que notre bourg soit ainsi dynamique et dynamisé. Cette année encore, notre fête de la Pentecôte a été une vraie réussite entre la fête foraine, la foire-à-tout et les concerts. Car la culture a vraiment toute sa place à Alizay avec une programmation régulière de spectacles, une école de musique, une médiathèque que beaucoup nous envient, et depuis plus de 20 ans une grande fanfare festive, mais aussi, plus récemment, une résidence d'artiste comme celle organisée avec le musicien Stéphane NORBERT. Sans vous toutes, sans vous tous, Alizay n'aurait pas la même saveur c'est certain. Je tiens à exprimer mes remerciements sincères à tous nos commerçants, à tous nos artisans, qui vivent une période difficile et qui, malgré tout, offrent un service incomparable à nos habitants. Merci également à nos médecins, nos dentistes nos kinésithérapeutes et nos assistantes maternelles pour leur engagement sans faille du côté de la santé et du côté de la vie tout simplement. J'en profite pour vous annoncer que d'autres professionnels s'installeront bientôt avec l'arrivée d'une ergothérapeute et d'un hypnothérapeute dans notre commune. D'autres professionnels pourraient d'ailleurs encore les rejoindre par la suite. Enfin, je suis heureux de vous annoncer que de février à début juillet, je viendrai à votre rencontre un peu partout dans Alizay avec l'organisation, un samedi matin tous les 15 jours, d'un "café du maire". Au total, ce seront 11 rendez-vous dans 11 secteurs différents de notre commune. Ce sera l'occasion d'échanger, de discuter, de poser vos questions, de nous faire part de vos problèmes et projets. Nous commencerons ainsi, autour d'un café, le samedi 4 février dans le quartier du panorama à 10h30. Voilà mes chers amis, un premier tour d'horizon de ce qui nous attend en 2023. Comme vous le voyez, en tant qu'élus, si nous intervenons parfois dans un monde feutré, voire calfeutré, c'est pour porter haut les couleurs du combat social et les colères qui s'expriment, tout cela en restant fidèles à nos principes et engagements. Car, nous voici en route vers un monde instable, incertain, imprévisible, mais qui aura donc – plus que jamais ! - besoin de justice, de liberté, d'égalité, de fraternité. Je vous remercie de votre attention et vous souhaite à nouveau du fond du cœur une belle et heureuse année 2023 en vous laissant sur ces mots de Jacques Prévert : "Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple". Merci !
