VOEUX 2026 D'ARNAUD LEVITRE
Vendredi 16 janvier 2026 - Alizay - Canton de Pont-de-l'Arche
vendredi 16 janvier 2026 - Alizay
Mesdames et Messieurs, Chers habitants d’Alizay et du Canton, Mes chers collègues, En vos grades et qualités, Mes chers amis, C'est avec un plaisir sans cesse renouvelé et une joie toujours intacte que je vous accueille ce soir à Alizay au nom du Conseil municipal pour notre traditionnelle cérémonie de vœux. Toutefois, elle aura cette année une tonalité particulière puisqu'elle intervient à deux mois de la fin du mandat que vous avez bien voulu nous confier en 2020. Mais d'ores et déjà, permettez-moi en préambule de vous adresser tous mes vœux de bonheur à l'occasion de cette nouvelle année. L'heure est donc essentiellement au bilan, même si je ne manquerai pas de tracer, ici et là, quelques perspectives pour l'avenir que notre village me semble mériter. Il y a six ans, nous démarrions notre nouveau mandat sous la menace d'un évènement sanitaire planétaire : l'épidémie de coronavirus. Partout sur la planète, l'humanité devait faire face à un même fléau : le fameux Covid. Notre quotidien - personnel et professionnel - fut totalement bouleversé avec l'expérience des périodes de confinement et chacun se prit à rêver à un avenir meilleur, au fameux "monde d'après". Aujourd'hui, au niveau mondial, difficile de nier qu'en six ans, le rêve a davantage tourné au cauchemar. Les conflits armés ont repris avec, notamment l'offensive russe contre l'Ukraine depuis bientôt quatre ans ou encore la destruction méthodique de la bande de Gaza et de ceux qui y vivent en représailles de l'atroce attaque du 7-0ctobre. Les tensions géopolitiques sont multiples, de l'Asie à l'Amérique du Sud en passant par l'Afrique. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Russie était arrivée par l'est pour nous débarrasser des nazis. Elle est désormais un danger. Les États-Unis en avaient fait autant par l'ouest. Ils sont maintenant une menace. Après le Venezuela, on ignore jusqu'où ira Trump : Colombie ? Panama ? Canada ? Cuba ? Je salue d'ailleurs ce soir la présence parmi nous de Monsieur Justo Enrique RODRIGUEZ, représentant de l'ambassade de Cuba, auquel j'exprime tout notre soutien au peuple cubain. En effet, comment ne pas voir que le viol du droit international peut donner des idées ? Que fera l'Europe si demain les USA s'emparent du Groenland, la Chine de Taïwan ou la Russie des états baltes ? Nous vivons ainsi dans le stress permanent du risque majeur d'escalade régionale ou mondiale comme si les leçons du passé avaient déjà été oubliées. La guerre est également économique comme on le voit avec l'hégémonie de la Chine qui met en péril notre industrie ou les agressions incessantes des États-Unis de Trump pour déstabiliser l'Union européenne, son économie et ses institutions. Les crises sanitaires ne sont jamais éloignées comme on le constate régulièrement avec la grippe aviaire ou, plus récemment, avec l'épidémie de dermatose nodulaire venue frapper les élevages bovins et menacer la survie économique de nos agriculteurs. Comme si tout cela ne suffisait pas, ne cesse d'augmenter la menace technologique. Voyez toutes ces cyberattaques contre La Poste, les banques et hôpitaux. Nous ne pouvons qu'être inquiets face aux usages malveillants que permet désormais l'intelligence artificielle capable de générer fausses informations, fausses images, fausses vidéos dans le but d'une désinformation massive au bénéfice des ennemis de la liberté. D'ailleurs, nos démocraties sont sans cesse fragilisées et malmenées. Notre société est de plus en plus clivée sur nombre de sujets. La perte de confiance dans les institutions se ressent fortement, tant par la montée des courants autoritaires que par celle de l'abstention. Je rappellerai par exemple qu'en 2022, lors du 1er tour des élections législatives, plus de 52 % des électeurs se sont abstenus. Mais quand ils se mobilisent, comme en 2024, pour porter la gauche en tête, il n'est malheureusement pas tenu compte de ce résultat. Et puis les Français ont de quoi être choqués quand ils voient une cheffe d'extrême droite, ses amis et son parti, condamnés à la prison, à l'inéligibilité et à de lourdes amendes après un important détournement d'argent public. L'écœurement nous frappe encore quand un ancien président de la République est condamné définitivement pour financement illégal de campagne électorale, corruption et trafic d’influence puis puni de 5 ans de prison pour association de malfaiteurs après avoir voulu trouver de quoi financer sa campagne auprès d'un dictateur libyen et d'un terroriste recherché par la justice française. Il est donc d'autant plus regrettable qu'après être arrivée en tête des élections législatives, le Président de la République n'ait pas permis à la force politique victorieuse, en l'occurrence le NFP, d'accéder aux responsabilités alors même qu'elle porte des projets de progrès en faveur d'une plus grande justice sociale et fiscale. Comment voulez-vous que ça aille dans un pays qui bat simultanément deux records. D'un côté, la pauvreté et les inégalités au plus haut en France depuis 30 ans ; de l'autre, sur la même période, des milliardaires français neuf fois plus nombreux et 14 fois plus riches ! Des ultrariches protégés, couvés, choyés, cajolés et pour qui la France est devenue un véritable paradis fiscal. À l'inverse, notre État, qui laisse perdurer le séparatisme des nantis et leur évasion fiscale, prétend ensuite ne pas pouvoir financer nos écoles et nos hôpitaux, la solidarité et la justice, les mobilités ou la dépendance. L'austérité budgétaire imposée depuis Paris frappe communes, départements et régions qui ne sont pourtant en rien responsables de décisions qu'à titre personnel, je combats. Et je dois dire que nous avons vraiment beaucoup de chance à Alizay – parce que nous l'avons voulu et y travaillons chaque jour ! - d'avoir des finances saines, solides, stables et durables. Un budget qui nous permet de poursuivre notre politique au service de la population malgré les aléas nationaux. Mais notre pays - l'un des plus riches du monde ! - aurait grand besoin de mobiliser toutes ses forces et tous ses moyens face à un défi inédit pour tous les humains de la planète : le changement climatique et la crise environnementale qui l'accompagne. Souvenez-vous, rien qu'en 2025 : les incendies de Los Angeles, le cyclone en Asie du Sud-Est touchant la Thaïlande, la Malaisie, l'Indonésie et le Sri Lanka, les inondations en Chine, l'ouragan Mélissa en Jamaïque et à Cuba, les inondations en Inde et au Pakistan, la tempête tropicale Tino aux Philippines, la grande sècheresse au Brésil, la tempête en Australie, le cyclone Garance - qui a notamment touché La Réunion - ou encore les inondations au Texas ! Tout ça a fait des milliers de morts. Et pourtant, ça va continuer... La question se pose désormais de la viabilité de notre système d'assurance puisqu'à elles seules, les dix plus grosses catastrophes climatiques de 2025 - que je viens de vous citer - ont couté, par leurs destructions, au moins 120 milliards de dollars. Après un tel bilan de toutes les menaces qui planent et frappent ce monde, il y aurait franchement de quoi être démoralisé et vouloir se recroqueviller. Or, la politique, telle que je la conçois, c'est d'être lucide sur les constats, mais opposé à tout esprit de fatalité. C'est ce que nous démontrons chaque jour à Alizay avec les élus de la municipalité et les agents de la commune. Ici, nous n'avons pas renoncé, pas abandonné, mais au contraire investi, créé, innové comme je vais maintenant pouvoir vous le montrer. 1/ Cadre de vie, patrimoine, nature En premier lieu, je veux vous parler de notre cadre de vie, naturel et patrimonial, de cet environnement dans lequel vous vivez et où grandissent vos enfants Il faut tout d'abord saluer la volonté de nombre d'habitants d'Alizay de soigner notre cadre de vie par le soin apporté à leur habitation et leur jardin. Ces efforts participent à l'embellissement de la commune. Nous avons eu confirmation de cet engouement lors de notre opération de dons de rosiers le 16 mai dernier. Vraiment, la nature, c'est dans notre culture ! Mais bien entendu, il revient à notre service municipal des espaces verts d'entretenir, d'embellir et de valoriser notre village tant pour les parties urbaines que pour les zones naturelles comme l'étang, sans parler des installations sportives. Tout ceci contribue à faire d'Alizay une commune où il fait bon vivre à tel point que nous avons même été classés, l'an dernier, à la première place des villages de l'Eure. Notre commune a été évaluée sur 190 critères répartis dans 11 catégories : éducation, santé, transports, sécurité, qualité de vie, commerces et services, protection de l’environnement, finances et impôts locaux, solidarité, sports et loisirs, attractivité immobilière. Eh bien, au final, nous sommes sur la plus haute marche du podium ! De la même manière, permettez-moi d'insister sur le label "Villes et villages fleuris". Dans l'Eure, 20 % des communes sont ainsi honorées par cette distinction. Non seulement nous sommes fiers d'en faire partie, mais plus encore d'être au top de l'Agglomération Seine-Eure avec le label "3 fleurs". C'est le cas de seulement 23 communes sur près de 600 que compte le département ! Bref, Alizay est véritablement un village où il fait bon vivre, pour bien grandir, s'épanouir et même y vieillir. 2/Travaux, sécurité, bâtiments, logements Passons maintenant à un chapitre important, qui a trait aux travaux réalisés, un domaine qui nous occupe beaucoup et nous préoccupe souvent tant il est prenant et essentiel pour dessiner l'Alizay de demain. Le terrible pic d'inflation survenu après la pandémie nous a obligés à réfléchir à une meilleure maitrise de nos dépenses d'énergie. À commencer par le chauffage ce qui nous a amenés à investir dans une chaufferie bois, un combustible renouvelable et durable dont le cout est bien maitrisé. Le réseau de chaleur ainsi créé permet de chauffer à moindre cout la restauration scolaire, le centre de loisirs, le gymnase, ainsi que les écoles maternelle et élémentaire de la commune. Un chantier bien plus ambitieux encore a été inauguré fin aout : celui de la résidence d'une vingtaine de logements pour retraités indépendants dans le cadre du projet Cœur de village sur quatre hectares au lieu-dit La Lampe. D'ailleurs, le cabinet de kinésithérapie de Monsieur Guillaume ARANDA est ouvert depuis plusieurs mois sur le site et nous espérons la poursuite des travaux pour le printemps. Toutefois, si certains chantiers sont, comme ceux-ci, de taille conséquente, la réparation et la maintenance de nos équipements est quasiment quotidienne pour les agents de nos services techniques, également mobilisés pour faire face aux intempéries comme on l'a vu la semaine dernière lors de la vague de neige puis la tempête Goretti. Vraiment, j'adresse mes félicitations à nos agents qui ont ainsi bravé le vent et le froid pour faciliter autant que possible le quotidien de nos concitoyens. Notre attention se porte également souvent sur notre groupe scolaire qui fait l'objet de nombreuses interventions tout au long de l'année, tout cela dans le dialogue respectueux avec l'équipe éducative dont je tiens à saluer l'engagement et tout le professionnalisme. Félicitations à elles ! Une autre installation a fait son apparition dans le village avec la pose de caméras de vidéoprotection, ceci en coordination avec la brigade de gendarmerie avec laquelle nous sommes en contact régulier pour que chacun ait droit à la tranquillité et à la sécurité. Son déploiement est presque terminé. J'apprécie d'ailleurs la qualité du travail que nous menons avec les gendarmes de Pont-de-l'Arche tout comme avec les pompiers du SDIS 27, toujours présents et réactifs. Vous pouvez les applaudir ! Mais la sécurité c'est aussi celle des trottoirs et de la chaussée. Nous y avons contribué en remplaçant plus de 42O luminaires vétustes par des lanternes LED puissantes, mais économes . Dans le prolongement, nous avons également procédé à l'installation du dispositif "J'allume ma rue", le système d’éclairage public à la demande. Ainsi, au lieu de laisser nos lampadaires allumés toute la nuit, l’éclairage est coupé en soirée, mais peut être rallumé - temporairement - par n'importe quel habitant via une application gratuite sur son téléphone. Nous aurons bientôt l'occasion de vous présenter tout cela en réunion publique avec des essais réalisés ensemble, en présence du concepteur de cet outil, pour que chacun soit à l'aise avec. J'ouvre une parenthèse à propos des travaux pour dire un mot de ceux qui sont réalisés par la société Logéal sur le "château", cette grande bâtisse entre la rue de l'Andelle et notre futur Cœur de village. La mairie n'est pas porteuse du projet mais contribue activement à sa cohérence. Nous verrons donc bientôt apparaître une dizaine de logements dans la partie réhabilitée et une vingtaine créés dans des bâtiments neufs. Vous le voyez, Alizay est un village où on vient investir durablement. 3/ Restauration municipale J'en arrive maintenant à un service phare de notre commune : sa restauration. Certes, comme beaucoup d'autres municipalités, nous aurions pu nous contenter de repas fabriqués à l'extérieur, livrés en barquettes à réchauffer au four. Or, nous avons fait un tout autre choix. Celui d'investir dans de nouveaux locaux et une équipe au grand complet pour la préparation de repas 100 % bio. C'est simple, quand tant de communes peinent à respecter les 20 % de la loi EGALIM, nous sommes les seuls en Normandie à atteindre les 100 % ! Mais ce qui nous rend encore plus fiers, c'est d'avoir, dans le même temps, mis en place une tarification sociale adaptée aux moyens de chaque famille pour qu'aucun enfant ne soit privé de cantine pour des motifs financiers. Ainsi les repas vont de la gratuité - pour quelques cas très rares et vraiment douloureux - jusqu'à 3,90€, ce qui fait qu'au plus haut tarif, le repas est encore pris en charge à 60 % par la collectivité puisque son cout réel est de 9,50 €. Ces bons repas bio, nous souhaitons en faire profiter un maximum de personnes notamment au travers du portage de repas à domicile, du centre de loisirs le mercredi et pendant les vacances, mais aussi avec les repas partagés entre retraités et écoliers. Nous organisons ainsi une vingtaine de déjeuners par an ouverts, à chaque fois, à une quinzaine de séniors. Depuis le lancement il y a trois ans, ce sont 57 retraités différents qui ont déjà pu bénéficier de ces repas entièrement gratuits, pris en charge pour 1/3 par la Caisse d'assurance retraite, et aux 2/3 par la commune. Au-delà de la diversité de la nourriture, il y a aussi la volonté de marquer des temps forts avec le barbecue annuel, le repas de Noël, la Chandeleur, la galette des rois ou encore le Nouvel an chinois. Par ailleurs, nous visons également l'objectif "zéro déchet", tant en amont - par des choix pertinents, sans perte dans la préparation des repas - qu'à l'issue du déjeuner avec le moins possible d'alimentation gâchée. Les restes éventuels sont d'ailleurs récupérés pour nourrir les vers qui nous fournissent du compost grâce au lombricomposteur installé à l'arrière. Sachez encore que chaque midi les 200 enfants venant à la restauration scolaire sont encadrés par une équipe d'une quinzaine d'adultes : cuisiniers, agents pour le service et pour le nettoyage, encadrants municipaux, ATSEM, services civiques et responsable alimentation durable. Voilà, nous faisons tout ça, car nous avons conscience des enjeux sociaux, sanitaires et environnementaux qui touchent à l'alimentation. Sur l'ensemble de sa scolarité primaire - maternelle et élémentaire - un enfant d'Alizay va venir manger bio plus de… 1100 fois ! Et, pour peu qu'il fréquente tout ce temps-là le centre de loisirs le mercredi, il dépassera les 1400 repas 100 % bio et équilibrés. 1400… Ce n'est pas rien ! 4/ Jeunesse, éducation Restons justement sur la jeunesse pour parler d'école. Mais avant même de parler d'éducation, nous devons à chaque enfant la sécurité et la protection. Pourtant, et de nombreuses enquêtes et statistiques le prouvent, on estime que 160.000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année, sans même parler d'autres violences physiques ou psychologiques. Des scandales récents comme ceux mettant en cause le collège Bétharram ou l'abbé Pierre doivent nous faire prendre conscience de cette réalité encore trop souvent taboue. Voilà pourquoi, en partenariat avec l'association des Boites Papillons, nous avons procédé à l'installation de boites aux lettres accessibles aux enfants à la restauration scolaire, à la médiathèque, au gymnase et au stade. Le but est de permettre à tout enfant victime ou témoin de pouvoir demander de l'aide via un message écrit. Mais l'éducation ne se limite pas à la protection. Alizay permet également aux enfants de profiter pleinement de la vie culturelle, notamment quand interviennent des artistes sur la commune par des spectacles ou des expositions. Ce fut le cas par exemple avec la peintre et graphiste Emma Poppy venue donner une identité visuelle à plusieurs de nos bâtiments publics tout en y associant les élèves. L'art, nous savons aussi l'accueillir comme ce fut le cas par exemple en étant, en juin dernier, l'une des escales du célèbre Festival des Embarqués, un spectacle prévu en plein air et que nous avons su - le jour même ! - rapatrier dans cette belle salle des Alisiers. La culture, nous savons aussi aller la trouver en soutenant la Coopérative scolaire aux côtés de l'équipe pédagogique et de l'association des parents d'élèves "Les p’tits Alizéens" ce qui permet d'assurer les indispensables voyages scolaires et même une classe de neige cette année. L'aide de la municipalité est humaine, financière, mais aussi matérielle. Ainsi, depuis plus de 40 ans, nous offrons aux familles les fournitures scolaires pour leurs enfants pour aider chacun à bien démarrer l'année. 5/ Loisirs, sports Mais comment parler d'éducation sans évoquer le sport ? Et à Alizay, il y en a vraiment pour tous les goûts : athlétisme, badminton, basketball, boxe, escalade, fitness, football, gymnastique, handball, judo, karaté, musculation, tennis de table, volleyball. Je peux vous dire qu'on vient parfois de loin pour profiter de nos associations et installations. La singularité d'Alizay, c'est aussi notre volonté de rendre nos structures accessibles à toutes et tous à commencer par les filles et les femmes qui doivent trouver les sections prêtes à les accueillir. Ainsi, nous pouvons saluer la labellisation de la section féminine du FACA par la Fédération Française de Football. Enfant, adolescente ou adulte : chacune doit pouvoir trouver place dans l'activité de son choix. Mais l'accessibilité c'est aussi réfléchir à comment franchir l'obstacle financier. À Alizay, nous assurons la dégressivité du tarif des activités de l’OMSA pour nos jeunes et la gratuité de la licence FSGT pour les moins de 18 ans. Enfin, rendre le sport accessible c'est se demander comment poursuivre l'activité physique quand on est jeunes parents. Eh bien, notre dispositif "sport pour tous" offre des créneaux communs aux parents et aux enfants pour qu'aucun ne soit lésé par la pratique de l'autre. Ce travail de partenariat, avec des associations que nous soutenons, nous voulons l'accomplir dans la transmission et l'application de nos valeurs, à commencer par le respect que l'on doit à ses partenaires, ses adversaires, les arbitres, mais aussi les installations. Nous sommes heureux à Alizay d'avoir à la fois des sections sportives engagées dans des compétitions et d'autres qui développent des pratiques de loisir. Ainsi, chacun peut y trouver son compte. Une réussite que l'on doit aux entraîneurs et professeurs, aux dirigeants, et à tout l'ensemble des bénévoles qui méritent tout notre respect. Nous espérons que de tels exploits donneront envie à nos ados de s'engager, eux auxquels nous proposons le dispositif "Été jeune". Bref, puisque le début de l'année est le temps des bonnes résolutions, je vous donne rendez-vous au Forum du sport et du bien-être pour vous inscrire début septembre ! 6/ Festivités Le sport c'est la fête, et la fête – à Alizay – c'est sacré ! Notre réputation est telle que nous sommes régulièrement sollicités par des artistes et organismes. Mais question notoriété, rien n'égale notre fameuse et fabuleuse Fête de la Pentecôte ! Pendant trois jours, nous proposons fête foraine, foire à tout, fanfares, feu d'artifice, retraite aux flambeaux, grand corso fleuri, marché artisanal, buvette, restauration, illuminations, et bien sûr concerts gratuits pour près de 15.000 personnes ! Nous retrouvons cet esprit de joie chaque hiver pour le Noël aux Champs Alizay avec le marché en novembre puis manèges, ateliers de fabrications, projection de film, remise de cadeaux par le Père Noël, animations musicales et patinoire en fin d'année ! J'en profite bien sûr pour saluer tout le travail du comité des fêtes, des bénévoles, des agents, des élus, des commerçants et des artisans. 7/ Médiathèque, culture Je vous parlais des fanfares et des concerts, ce qui me permet de passer à la question de la culture à Alizay. Nous avons la chance - parce que ce choix a été fait par nos prédécesseurs - de posséder plusieurs lieux pour l'expression artistique et la rencontre avec la culture. En premier lieu, je pense évidemment à la médiathèque Andrée Chédid, qui remplit diverses missions : le prêt d'ouvrages et de jeux bien sûr, mais aussi l'accueil d'expositions itinérantes, d'évènements ponctuels, comme le festival numérique X.PO, d'ateliers de créations, d'œuvres d'artistes, de projection de films, de présentation de concerts et de spectacles, sans parler de l'école de musique installée à l'étage. Comme vous le voyez, on est loin de la simple bibliothèque municipale où l'on venait autrefois changer de livre. Je vous laisse regarder ces photos. Un autre lieu monte en puissance : c'est notre salle La Grange. Nous y accueillons en résidence d'artiste Monsieur Stéphane NORBERT que vous avez pu entendre en prélude de cette cérémonie. Avec les autres membres de son groupe, il nous propose de manière régulière ses diverses créations, toujours riches et inspirées, la prochaine étant le "Fil harmonique". Je précise que Stéphane dirige également l'Orchestre d'Harmonie Rouen-Métropole avec lequel il est déjà venu jouer à Alizay. La Grange est aussi une très belle salle d'exposition où nous avons plaisir à accueillir les artistes de la région, quel que soit leur domaine d'expression. Mais à Alizay, "si tu ne viens pas à la culture, la culture viendra à toi !". L'art c'est parfois à l'extérieur comme nous l'avons vu précédemment avec Emma Poppy, mais aussi à l'occasion de la Journée des peintres qui s'est déroulée fin juin. Un beau moment de rencontre entre amateurs de couleurs, artistes et spectateurs. Quand je dis que la culture peut venir à vous, je fais également référence à notre vélo-cargo qui permet le partage et le portage d'ouvrages depuis septembre. Que vous soyez une personne âgée, à mobilité réduite ou en situation de handicap, vous pouvez désormais bénéficier du portage de livres à domicile, chaque jeudi après-midi. À nouveau, on constate que le dynamisme de la commune est vraiment apprécié à l'extérieur : - Le comité olympique de l'Eure veut récompenser les clubs labellisés handisport ? Il fait ça… à Alizay ! - Le comité départemental de judo souhaite organiser plusieurs compétitions dans l'année. Ils viennent où ? À Alizay ! - L'amicale des sapeurs-pompiers organise sa soirée annuelle. Où ça ? À Alizay ! - Cinquante artistes - peintres, sculpteurs et créateurs - doivent présenter leurs œuvres au public tout un week-end pour la Finale régionale du concours Couleurs de Normandie. Ils font ça où ? À Alizay ! - Des professeurs veulent organiser le tout premier Salon normand de la pédagogie Freinet. Eh bien, où viennent-ils ? À Alizay ! Et la liste est encore longue, soyons-en fiers ! 8/ Solidarités, dispositifs Mais notre fierté à Alizay, c'est aussi de toujours faire le nécessaire pour rester un village solidaire. Chaque jour, avec mes élus et mon équipe, nous venons en aide à des habitants du village en les accompagnant dans leurs démarches administratives ou en cherchant des solutions à leurs problèmes. Nous les connaissons bien ses difficultés : recherche d'emploi ou de logement, vieillissement et dépendance, maladie et handicap, impayés et surendettement. Or s'il existe des aides en théorie, c'est beaucoup plus compliqué en pratique. Ainsi, quel que soit le dispositif, en France, c'est environ un tiers des ayant-droits qui n'y accèdent pas. Voilà pourquoi nous avons lancé le grand projet d'un Pôle social, une Maison du Citoyen qui permettrait à chacun de trouver les réponses dont il a besoin. Solidaires à l'intérieur, solidaires aussi à l'extérieur. Nous mobilisons habitants et agents quand l'actualité le réclame. Souvenez-vous des camions partis acheminer les produits de premières nécessités aux Ukrainiens en mars 2022. Plus récemment, nous sommes venus en aide à nos amis cubains frappés à la fois par le terrible ouragan Melissa et par l'embargo mis en place par les États-Unis il y a près de 64 ans. À Alizay, le mot "solidaire" revient sans cesse : village solidaire, épicerie solidaire pour des denrées alimentaires, vestiaire solidaire pour des vêtements d'occasion, permis solidaire et BAFA solidaire pour que nos jeunes puissent financer leurs formations en donnant de leur temps, en échange, à nos associations. Ainsi peuvent-ils envisager plus sereinement leur entrée dans le monde du travail et leur avenir professionnel. Enfin, la solidarité, c'est aussi la rencontre, l'échange, le partage et donc l'occasion d'organiser ou de participer à des évènements. Je pense évidemment à Octobre rose, cette action annuelle mondiale destinée à sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein et à récolter des fonds pour la recherche. Mais l'initiative peut prendre la forme d'une foire à la puériculture au bénéfice de la Maison des Solidarités ou celle d'une remise de bons de chauffage ou bons de Noël. À Alizay, la solidarité, c'est du concret ! 9/ Commerces, industries et services de proximité Bons de chauffage, bons de Noël… Je vous parlais des "bons". Eh bien maintenant, je vais vous parler des… "très bons". Les très bons, ce sont bien entendu les commerçants d'Alizay qui nous permettent de profiter de leurs produits et de leurs services en plein cœur de la commune, sur la place de la Résistance. Ils dynamisent le bourg, lui donnent de l'attrait et c'est tout naturellement que nous avons souhaité les mettre en avant via des petites vidéos réalisées par notre service Communication et auxquelles ils ont bien voulu collaborer. Le soutien de la commune, c'est aussi de faire appel aux commerçants d'Alizay lors de nos diverses manifestations, ce qui est encore le cas ce soir pour notre buffet avec la boulangerie l'Alizée et la boucherie de l'Andelle. De la même manière, nous mettons à contribution les services de la restauration municipale pour permettre à l'équipe de varier son savoir-faire… et à nous d'en profiter ! Aux côtés de nos commerçants, notons également la présence d'une offre de santé qui va à rebours du désert médical tant déploré ailleurs. Ainsi pouvons-nous trouver à Alizay infirmières, médecins généralistes, kinésithérapeutes, dentistes, orthophoniste, orthoptiste ou encore l'association Data Bee Academy pour l'aide et la formation des aidants. Dans un village de 1600 habitants, avouez que ça n'est pas courant. C'est cette synergie qui permet de rendre le bourg attractif, tant pour les soins que pour les services, l'artisanat ou l'industrie. Comme je le dis souvent, la politique d'Alizay s'appuie sur l'économie, le social et l'environnement. Nous avons ainsi la chance d'accueillir nombre d'entreprises et d'artisans. À chacune et chacun ensuite de faire son métier, dans son domaine, et de prendre le relai pour maintenir et développer son activité, notamment par des initiatives festives. 10/ Mairie, agents, élus J'en arrive à la toute dernière partie de ce discours pour vous dire que faire connaitre Alizay au-delà de ses murs permet, en retour, de récolter ce que l'on sème. Notre réputation de sérieux et notre capacité à porter des projets nous valent une attention particulière et un regard bienveillant des autorités, notamment quand il s'agit de défendre nos demandes de subventions et notre inscription aux Contrats de territoire. Pour cela, nous n'hésitons pas à inviter les représentants de l'Agglo Seine-Eure, du Département, de la Région et de l'État. Ainsi, nous ont successivement rendu visite Monsieur LEBAS, sous-préfet des Andelys puis Monsieur GIUSTI, préfet de l'Eure, et, dernièrement, Monsieur ALBERTINI, préfet de la Normandie. Je peux les recevoir en toute confiance, car je connais l'engagement des élus et la qualité du travail de nos agents. Cette proximité, nous l'avons tout autant à l'égard des habitants. Ça peut être lors de mes permanences de maire, deux ½ journées par semaine, où vous me faites part de vos projets ou difficultés. C'est aussi lors de moments conviviaux comme la remise des médailles du travail, la cérémonie d'accueil des nouveaux habitants, ou encore les Cafés du maire le samedi matin, déjà une vingtaine de rendez-vous en trois ans. La proximité, nous la mettons en œuvre par tous les moyens de communication possibles comme Facebook, Linkedin, Instagram ou Panneau Pocket. Avec ces différents outils numériques, nous comptons désormais près de 6000 inscrits sur nos réseaux sociaux ! Mais nous restons attachés à des formes plus classiques de communication avec notre très beau magazine municipal, la Lettre du maire, des flyers, des affiches et même des réunions publiques. Depuis fin aout, la mairie est également dotée d'un tout nouveau site internet sur lequel vous trouverez toute l'actualité du village et toutes les informations utiles, sans cesse remises à jour par notre service de communication. D'ailleurs, l'attractivité d'Alizay, nous la ressentions aussi par l'arrivée de nouveaux habitants que nous avons grand plaisir à accueillir en mairie pour la remise du "kit de bienvenue" par l'équipe municipale. Chers nouveaux habitants, Alizay vous ouvre les bras et nous serons ravis de vous accueillir en mairie le vendredi 30 janvier à 18h00. Être maire c'est pouvoir compter sur deux équipes complémentaires. Il y a celle des agents. Ils sont 34 actuellement à travailler à Alizay, de l'école à la mairie, de la restauration à la médiathèque en passant par le gymnase, l'entretien et les services techniques. Je crois qu'ils méritent vraiment nos applaudissements ! Et puis il y a l'équipe des élus, le conseil municipal. Quoi qu'il arrive, mars 2026 va marquer la fin de mandat pour un certain nombre d'entre eux, notamment parmi ceux qui sont de l'aventure municipale depuis 1977, depuis 49 ans. Incroyable ! Je tiens donc à remercier mon équipe pour tout le travail accompli, la camaraderie, pour tout ce temps donné, l'énergie dépensée, les difficultés surmontées, et puis toutes vos idées, votre disponibilité et tous nos beaux projets. Sophie, Zahir, Véronique, Yves, Martine, Gaëtan, Emma, Michaël, Françoise, Jean-Claude, Delphine, Jean-Luc, Céline, Pascal, Priscillia, Patrice, Estelle, Antoine : du fond du cœur, et au nom de tous les habitants d'Alizay, merci, merci et encore, merci ! Je vous souhaite à nouveau une heureuse année 2026 et vous laisse maintenant profiter de la soirée et du buffet ! Je vous remercie. Bonne année 2026 !
