À VÉLO ? ON DÉPASSE LES AUTOS !
Publié dans La Dépêche Louviers
Une récente enquête du Département de l'Eure nous apprend que 40 % des habitants ne se sentent pas en sécurité à vélo et qu'ils sont même 50 % à regretter le manque d'aménagement de voies cyclables. Difficile de leur donner tort quand on connaît les risques d'accidents, parfois mortels, en zone urbaine et en dehors (niveau 4 fois plus élevé hors agglomération). En France, en 2022, ce sont ainsi 244 cyclistes qui ont perdu la vie, soit une hausse de 30 % si on compare à l'année avant Covid. Malgré cet indicateur inquiétant, l'engouement est là, avec une pratique du vélo qui a progressé d'environ 20% en 3 ans. Il faut dire que c'est économique, bon pour la santé physique et mentale, respectueux de l'environnement et, du coup, préférable à l'avenir pour certains trajets. Mais encore faut-il avoir des pistes cyclables sécurisées, pratiques, séparées et protégées de la route, avec des possibilités de parking, de locations et connexions. Malheureusement, la route départementale 6015, qui permet à 20.000 véhicules par jour de traverser la Seine à hauteur de Pont-de-l'Arche, s'avère trop dangereuse à vélo. Se rendre sur l'autre rive est pourtant le trajet quotidien de beaucoup d'habitants pour aller au travail, faire ses courses ou rejoindre la gare d'Alizay dont la desserte va passer de 4 à 12 arrêts quotidiens à partir de 2024. C'est aussi le trajet des adolescents de la rive Nord pour rejoindre le collège Hyacinthe Langlois et en revenir. Voilà pourquoi nous venons de demander au Président du Conseil départemental de bien vouloir travailler avec nous à la réalisation d'une piste cyclable qui permettra de relier les communes d'Igoville et d'Alizay à celle de Pont-de-l'Arche.
Mais aussi ...
ÉDUCATION : UN MINISTRE QUI MONTE ? NON, UNE ÉCOLE QUI DÉGRINGOLE !
Des uniformes pour cacher les inégalités sans s'y attaquer, des redoublements dont on connaît l'inutilité, des groupes de niveau pour séparer les enfants dès 11 ans : pas une semaine ne passe sans que Gabriel Attal nous montre qu'il a les solutions… de ceux qui n'en ont pas ! Pendant ce temps, l'Ecole est en chute libre comme l'ont montré les récents résultats de l'enquête PISA. Si le chouchou fait son show de studio en plateau, c'est parce qu'après 6 ans ½, le bilan de Macron est catastrophique. À la rentrée, il manquait des professeurs dans au moins la moitié des collèges et lycées. Et ce, malgré des recrutements en 30 minutes, sans concours, sans formation et sans les diplômes requis ! Il y a peu, au collège Allais de Val-de-Reuil, deux classes étaient privées de cours de français depuis près d'un mois. Au lycée Buisson d'Elbeuf, six classes n'avaient plus cours de physique-chimie depuis trois mois. A Pont-de-l'Arche, un professeur n'était toujours pas remplacé après 6 semaines d'arrêt-maladie ! Pourtant, le Président de la République avait promis des enseignants remplacés "systématiquement", et même "du jour au lendemain". On en est loin. Et que dire des enfants en situation de handicap qui n'ont même pas leurs accompagnatrices malgré les notifications ? Le Code de l'Éducation indique pourtant que "l'éducation est la première priorité nationale". Or, les économies faites sur le dos des élèves vont nous coûter cher. Il faut investir massivement dans l'éducation en partant des besoins réels, rendre ses métiers attractifs, baisser les effectifs, soutenir les initiatives et les projets. Car s'il y a bien une chose interdite en éducation, c'est le fatalisme face aux injustices.
POUR L'ABANDON DU CONTOURNEMENT
Madame, Monsieur, Vous le savez, j'agis chaque jour pour la sauvegarde de notre précieux territoire. Ainsi, avec le Conseil municipal et les associations de défense de l'environnement, je m'oppose à l'autoroute supplémentaire envisagée à l'Est de Rouen. Ce projet est d'une autre époque, celle du tout camion, du tout goudron… Tout pour nos poumons ! Car ce qui s'annonce, ce sont particules fines et gaz d'échappement, pollution sonore et viaduc en zone Natura 2000. Je refuse la folie financière et le déni de droit d'un État qui avait promis de ne pas aller à l'encontre de la volonté des collectivités territoriales. Nous portons des solutions efficaces, innovantes. Pensons un avenir mêlant transports en commun, covoiturage, ferroviaire, fluvial, ferroutage, télétravail, fin du péage d'Incarville. Le 26 février, nous avons organisé une grande marche contre l'autoroute avec des départs de Val-de-Reuil, de Pont-de-l'Arche et d'Alizay. Pour préserver un cadre de vie respirable, continuons, dans l'union, à porter des propositions réalistes et respectueuses.
PARLER DE GOUVERNER, C'EST SAVOIR AU FOND DE SOI QU'ON EST PRÊT À LE FAIRE
Cette certitude doit être le ciment d'une vie meilleure après l'arrivée de la gauche aux responsabilités d'État (c’est en tous les cas ce que je souhaite). Avec ses convictions plurielles et tellement fortes dans son ensemble, un Nouveau Front populaire est né voilà moins d’un an. Né d'une urgence à agir au regard d'élections répétées et inquiétantes, face au score croissant du parti d'extrême droite, le Rassemblement National, qui n'a réussi en ce sens qu'une seule chose : savoir avancer masqué aux yeux du monde et de ce fait dissimuler son état profond. C'est dans ce contexte, avec la responsabilité d'un Président puéril en prime , que la manette de la dissolution s’actionna. Nous sommes encore dans cette séquence : pas de majorité à l'Assemblée nationale, un gouvernement de droite issu de la famille politique qui a fait le plus petit score des dernières élections législatives (LR), une attente profonde et légitime des Français à trouver des solutions pour que leur vie ajoute quelques rayons de soleil à leur fenêtre chaque matin. Ce n'est donc pas le moment de nous diviser ! De tenter de faire croire que pour gouverner demain, il nous faut d'ores et déjà parler d'accord de non-censure aujourd’hui. Faire cela, c’est, me semble-t-il, prendre le problème par le mauvais bout et c'est décidément faire un pas de côté bien risqué. Nous devrions, avec chacun nos atouts, nous atteler à tenir, porter notre programme commun, à le soulever dans l’amélioration régulière. Cette nouveauté, celle d’un rassemblement réussi, nous pouvons le garantir par notre diversité. S'agissant de dégager des majorités et au regard de la situation qui nous amène à une élection législative à partir de juillet 2025, il nous faudra, texte par texte, trouver des chemins majoritaires. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus facile mais c'est tout à fait possible en ces temps où l'exécutif politique se trouve grippé du fait de ce calendrier. Chacun d'entre nous à gauche, avec notre sincérité commune, nos convictions fortes, notre attention particulière à entendre le peuple, nous nous devons la discipline de la cohérence, du courage et de la gagne. Les Français nous regardent et pour le moment ils attendent. Ne les décevons pas !
Non à la folie d'une escalade militaire !
Face à l’escalade militaire au Moyen-Orient, nous réaffirmons avec force une conviction constante : la guerre n’a jamais apporté la paix dans cette région du monde. Chaque intervention armée, chaque frappe, chaque riposte a nourri un engrenage de violences dont les premières victimes sont toujours les peuples. Nous regrettons profondément que la voie diplomatique n’ait pas été privilégiée. Dans un contexte déjà marqué par des tensions historiques et géopolitiques complexes, le recours aux armes constitue un échec collectif. La communauté internationale doit œuvrer sans délai à la désescalade, au cessez-le-feu et au retour au dialogue dans le respect du droit international. Nous ne sommes pas dupes pour autant de la nature du régime iranien. Le pouvoir en place à Téhéran est un régime autoritaire et tyrannique qui réprime les libertés fondamentales, muselle l’opposition, opprime les femmes et sanctionne durement toute contestation démocratique. Notre solidarité va au peuple iranien — aux femmes, aux travailleurs, aux étudiants, aux défenseurs des droits humains — qui se battent avec courage pour la liberté, la justice sociale et la dignité. S’opposer à la guerre ne signifie en rien fermer les yeux sur la répression. Bien au contraire : la paix véritable ne peut se construire que sur la démocratie, les droits humains et les conquêtes sociales. Les bombes n’émancipent pas les peuples. Seule une diplomatie exigeante, cohérente et indépendante peut créer les conditions d’une stabilité durable. Nous fustigeons par ailleurs la position de la France qui affirme ne pas avoir été informée des frappes israélo-américaines. Une telle situation révèle un affaiblissement préoccupant de notre pays sur la scène internationale. La France fut longtemps respectée et écoutée pour la singularité et l’indépendance de sa diplomatie au Moyen-Orient. La voir reléguée au rang de spectatrice d’événements majeurs interroge sur la perte d’influence et sur l’effacement progressif de sa voix. Nous refusons cette résignation. La France doit retrouver une diplomatie forte, indépendante, capable de parler à toutes les parties et de défendre une ligne claire : la paix, le multilatéralisme, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et la défense des droits sociaux et humains. Parce que notre engagement est celui des peuples, de la justice sociale et de la paix, nous appelons à la désescalade immédiate, au retour aux négociations et au soutien actif à toutes celles et ceux qui luttent, en Iran comme ailleurs, pour la liberté et l’égalité.
