POUR L'ÉQUITÉ DANS LES CANTINES : PROPOSITION D'UNE TARIFICATION SOCIALE AU COLLÈGE
Publié dans Communiqué de presse
Évreux, le vendredi 7 février 2025 Vendredi 7 février, lors de la session plénière à l'Hôtel du Département de l'Eure, Arnaud LEVITRE, Conseiller départemental du Canton de Pont-de-l'Arche et Président du groupe L'Avenir en Partage, a proposé la mise en place d'une tarification sociale pour la restauration dans les collèges eurois. À ce jour, l'ensemble des collèges de l'Eure propose un prix fixe pour les repas de cantine. Si ce tarif est déjà largement supporté par la collectivité - les parents des collégiens payant leur repas 3,50 € quand le coût global s’élève en réalité à 11,50 € - il n'en demeure pas moins pesant pour les familles euroises les plus fragiles. Ainsi, près d'un tiers des Français vit avec moins de 100 euros dès le 10 du mois. Le principe de la tarification sociale est simple : à partir de la situation financière des familles, un tarif progressif est appliqué pour régler les repas pris dans les restaurants scolaires des collèges eurois. Ainsi, avec des tarifs différents, l'effort est un peu plus similaire pour les parents. Nul ne sera lésé, ceux payant au tarif le plus élevé voyant toujours les repas de leur enfant largement pris en charge par la collectivité. Dans un contexte financier tendu, l'idée est de fonctionner à budget constant, l'allègement salutaire pour les uns pesant si peu sur les autres. Arnaud LEVITRE propose donc la mise en place d'une commission transpartisane, capable d'étudier les conditions de faisabilité technique d'un tel projet. Il s'agira aussi d'accompagner une phase d'expérimentation dans certains collèges. Cette mesure d'équité serait une étape vers le passage au 100% Bio, accessible à toutes et tous par ce levier de solidarité. Elle permettrait en outre d'encourager, d'accompagner, de soutenir et récompenser une agriculture exigeante et soucieuse de processus de production durables de notre alimentation.
Mais aussi ...
À VÉLO ? ON DÉPASSE LES AUTOS !
Une récente enquête du Département de l'Eure nous apprend que 40 % des habitants ne se sentent pas en sécurité à vélo et qu'ils sont même 50 % à regretter le manque d'aménagement de voies cyclables. Difficile de leur donner tort quand on connaît les risques d'accidents, parfois mortels, en zone urbaine et en dehors (niveau 4 fois plus élevé hors agglomération). En France, en 2022, ce sont ainsi 244 cyclistes qui ont perdu la vie, soit une hausse de 30 % si on compare à l'année avant Covid. Malgré cet indicateur inquiétant, l'engouement est là, avec une pratique du vélo qui a progressé d'environ 20% en 3 ans. Il faut dire que c'est économique, bon pour la santé physique et mentale, respectueux de l'environnement et, du coup, préférable à l'avenir pour certains trajets. Mais encore faut-il avoir des pistes cyclables sécurisées, pratiques, séparées et protégées de la route, avec des possibilités de parking, de locations et connexions. Malheureusement, la route départementale 6015, qui permet à 20.000 véhicules par jour de traverser la Seine à hauteur de Pont-de-l'Arche, s'avère trop dangereuse à vélo. Se rendre sur l'autre rive est pourtant le trajet quotidien de beaucoup d'habitants pour aller au travail, faire ses courses ou rejoindre la gare d'Alizay dont la desserte va passer de 4 à 12 arrêts quotidiens à partir de 2024. C'est aussi le trajet des adolescents de la rive Nord pour rejoindre le collège Hyacinthe Langlois et en revenir. Voilà pourquoi nous venons de demander au Président du Conseil départemental de bien vouloir travailler avec nous à la réalisation d'une piste cyclable qui permettra de relier les communes d'Igoville et d'Alizay à celle de Pont-de-l'Arche.
ÉQUITÉ DANS LES CANTINES : PROPOSITION D'UNE TARIFICATION SOCIALE AU COLLÈGE
Notre groupe « L'Avenir en Partage » au sein du Conseil départemental de l'Eure, a déjà eu l'occasion de proposer la mise en place d'une tarification sociale pour la restauration scolaire dans les collèges. Loin d'être une mesure démagogique, cette proposition vise à instaurer plus d'équité pour les familles, dont beaucoup rencontrent de réelles difficultés à boucler leurs fins de mois. Il s'agit d'une mesure de justice sociale qui peut être mise en œuvre à coût constant, par une meilleure répartition des aides et une adaptation des tarifs en fonction des ressources des familles. Nous avions proposé une expérimentation sur un an, dans le canton de Pont-de-l'Arche, et notamment au collège Hyacinthe Langlois. Ce projet devait s'appuyer sur une commission transpartisane, rassemblant l'ensemble des acteurs concernés, afin de garantir un dialogue ouvert et constructif. Malheureusement, notre proposition a été rejetée d'un revers de main par le président du Département, préférant maintenir un tarif unique de 3,30 euros par repas, au mépris des inégalités que ce système entretient. Pourtant, de nombreux départements, de droite comme de gauche, ont déjà mis en œuvre une tarification sociale, avec des résultats probants : • Le Département de la Seine-Saint-Denis a instauré une grille tarifaire allant de 0,50 à 3,80 euros le repas, selon le quotient familial ; • En Ille-et-Vilaine, la tarification est également modulée selon les revenus, avec des tarifs pouvant descendre à moins d'un euro ; • Le Département de la Haute-Garonne propose des repas à 0,50 euro pour les familles les plus modestes, et a constaté une hausse significative de la fréquentation des cantines ; • Dans les Côtes-d'Armor, une tarification progressive a permis de réduire le non-recours à la cantine chez les élèves de familles défavorisées. Ces exemples montrent qu'avec de la volonté politique, il est tout à fait possible de concilier équité sociale et équilibre budgétaire. Nous réitérons donc notre demande au président du Département de l'Eure : reconsidérer notre proposition afin de permettre à l'ensemble des élus de la commission en charge de l'éducation, des collèges et de la jeunesse de travailler, de manière responsable et constructive, sur un dispositif de tarification sociale pour la restauration scolaire. C'est une mesure d'intérêt général, attendue par de nombreuses familles, et un enjeu de justice sociale que nous ne devons pas éluder. Maryannick DESHAYES, Arnaud LEVITRE L'avenir en partage
POUR L'ABANDON DU CONTOURNEMENT
Madame, Monsieur, Vous le savez, j'agis chaque jour pour la sauvegarde de notre précieux territoire. Ainsi, avec le Conseil municipal et les associations de défense de l'environnement, je m'oppose à l'autoroute supplémentaire envisagée à l'Est de Rouen. Ce projet est d'une autre époque, celle du tout camion, du tout goudron… Tout pour nos poumons ! Car ce qui s'annonce, ce sont particules fines et gaz d'échappement, pollution sonore et viaduc en zone Natura 2000. Je refuse la folie financière et le déni de droit d'un État qui avait promis de ne pas aller à l'encontre de la volonté des collectivités territoriales. Nous portons des solutions efficaces, innovantes. Pensons un avenir mêlant transports en commun, covoiturage, ferroviaire, fluvial, ferroutage, télétravail, fin du péage d'Incarville. Le 26 février, nous avons organisé une grande marche contre l'autoroute avec des départs de Val-de-Reuil, de Pont-de-l'Arche et d'Alizay. Pour préserver un cadre de vie respirable, continuons, dans l'union, à porter des propositions réalistes et respectueuses.
COLLÈGES DANS L'EURE : LA FIN DU TARIF UNIQUE À LA CANTINE ?
Les conseillers départementaux Arnaud Levitre et Maryannick Deshayes vont proposer la mise en place d'une tarification sociale pour la restauration des collèges de l'Eure. La proposition sera annoncée lors de la séance plénière du 7 février 2025. Le groupe d’opposition l’Avenir en partage représenté par Arnaud Levitre (maire d’Alizay) et Maryannick Deshayes (conseillère municipale à Terres de Bord), soumettra à la majorité départementale son projet de tarification sociale pour les collégiens du département de l’Eure. Actuellement, tous les collégiens paient leur repas 3,50 €. Le coût global (nourriture, agents de service et d’entretien…) pour le Département s’élève lui à 11,50 € par repas. Le département de l’Eure compte 55 collèges ; 23 000 repas sont distribués quotidiennement. "Nous voulons proposer la mise en place d’un tarif social qui tienne compte des revenus des parents tout en respectant le budget départemental", explique Arnaud Levitre. Pour défendre leur proposition, les élus du groupe l’Avenir en partage ont élaboré un plan d’action afin de définir les différentes tranches de revenus et établir une grille tarifaire. « Un tarif plancher pourrait être envisagé pour les revenus les plus modestes ainsi qu’un tarif plafond », détaille Arnaud Levitre. Les élus proposeront la mise en place d’une phase pilote, dans certains collèges – « pourquoi pas celui de Pont-de-l’Arche » – avant de lancer une enquête de satisfaction auprès des familles et du personnel. « Plus globalement, nous souhaiterions mettre en place une commission transpartisane sur l’alimentation. Nous l’avions fait sur la santé, nous nous sommes mis d’accord sur la lutte contre les déserts médicaux, nous avions dégagé un budget, nous voulons maintenant défendre les questions sur l’alimentation », concluent les élus. Arnaud Levitre
